(Au sujet de Closed, Unfortunately, mars 2014)

Il y a ces espaces d'exposition communs à tous les étudiants de l'école. Il y a d'autres espaces que les étudiants s'approprient le temps d'une année, visibles et accessibles à tous. Et il y a ces espaces qui n'existent que dans une mémoire fictionnelle. Ces espaces qui existent juste à côté de nous, dont tout le monde connait l'existence, mais rarement la réalité, ces espaces dans lesquels on ne peut s'empêcher de jeter un oeil lorsqu'on passe devant. Ces espaces privés, fantasmés.

Certains privilégiés assouviront probablement leur curiosité au cours de leur parcours estudiantin, d'autres quitteront l'école après avoir imaginé pendant leurs années passées à côté de ces lieux, ce qu'ils ont été.

Dans un soucis quasi obsessionnel de rigueur et de maitrise, Arthur propose par un travail sec et architectural, une réflexion sur l'épuisement d'un lieu de notre quotidien. Dans cette installation in situ Arthur intervient sur les dispositifs structurels mis en place pour white cubiser un lieu d'exposition, et donne à voir une intimité fantasmée. Dans ce processus de transformation Arthur rend également compte d'une réalité architecturale.

Au cours de l'élaboration de cette pièce-exposition, il a été refusé à Arthur que le public puisse accéder au lieu mis en jeu dans la proposition initiale, offrant une nouvelle lecture au spectateur ; celle d'une autorité institutionnelle qui ne peut s'adapter aux étudiants qu'elle accueille.

Il a finalement été accordé d'ouvrir la porte le temps du vernissage.

Olivia Phlippoteau

(Un fragment du texte a été rayé sur les dépliants juste après que l'accès à l'appartement ai finalement été donné. La phrase en gras, quant à elle, à été ajoutée à la main au même moment).